Portraits

L'Apogée : Luce Fortin

lundi 2 février à 13:30



Il y a ceux qui veillent sur les veilleurs…

Portrait de Luce Fortin, dg de L’Apogée

Au commencement, il y a le diagnostique qui tombe, qui tranche dans la chair émotive des familles, du cercle amical.  C’est le choc.  On se sent déstabilisé, et c’est bien normal puisqu’une maladie mentale, une de celle qui se trouve dans la zone tabou de la société vient de faire prisonnier l’un des nôtres.  Première étape.  Puis on ressent de la peur face à ce mot inconnu, qu’il soit schizophrénie, toc, dépression nerveuse ; le malaise s’installe, on veut comprendre, mais on se sent coupable, les mères surtout, on sent le regard en biais des préjugés qui nous cernent.  Pourtant la famille allait bien, ni pire ni mieux qu’une autre, même pas disfonctionnelle.  Que va-t-il arriver, lui arriver ? Deuxième étape.  Ensuite vient le deuil des rêves brisés, qui va s’occuper de lui ? Il ne pourra pas devenir avocat, de trop longues études… mais de nouveaux rêves, de nouveaux espoirs prennent la place, la vie est toujours là.  Différente.  Et nous les parents, la fratrie, les amis ont veut aider, on veut l’aider, on veut veiller sur lui, sur elle que l’on aime tant malgré la différence, la maladie.  Nous serons les veilleurs.  Mais si on venait à manquer d’énergie, si on avait besoin d’une épaule…

Il y a celle qui veille sur les veilleurs, Madame Luce Fortin, directrice générale de l’Apogée qui, aidée de son équipe d’intervenants deviennent la ressource pour les informations, la démystification du mal, les groupes de pairs aidants, les programmes de sensibilisation du milieu (médecins à l’urgence des hôpitaux, personnels du CSSS, policiers).

Dans son bureau du 92, boulevard Saint-Raymond, forte de son Baccalauréat en sociologie et de sa maîtrise en éducation spécialisée de l’UQO, cette franco-ontarienne arrivée il y a bien 22 ans dans notre région, mais surtout forte de son expérience en milieu communautaire, auprès des gens qui souffrent, réalise son impact sur les gens grâce à la capacité de son équipe à adapter les réponses aux besoins réels.  Et cela d’une façon plus personnalisée et moins rigide que si elle oeuvrait dans un gros organisme gouvernemental, en offrant du soutien aux proches qui connaissent dans leur entourage une personne majeure vivant avec un problème de santé mentale.

L’Apogée c’est le soutien offert à ces parents et amis qui ont des besoins eux aussi, comme de démystifier la maladie, dédramatiser, gérer l’escalade de la violence pendant les crises et qui réclament un répit-dépannage pour quelques heures ou quelques jours.  Ainsi le fardeau des responsabilités repose sur plusieurs épaules, les intervenants aident en consultation à modifier les attentes de part et d’autres, à lâcher prise sans culpabilité excessive et les groupes de pairs aidants échangent sur leurs vécus et les trucs des uns peuvent devenir forts utiles aux autres.

Nous avons tous des forces et faisons preuve de courage face aux défis quotidiens, mais quelque fois il faut aussi oser dire NON, prendre une pause, être écouté dans nos limites et nos besoins et l’équipe de l’Apogée vous dira OUI, c’est possible ensemble.  Car être fort c’est aussi demander de l’aide avant de craquer.

Organisme certifié de la FFAPAMM, membre du réseau « Avant de craquer », l’Apogée à l’instar d’une quarantaine de groupes de soutien au Québec, peut être rejoint grâce à une ligne 1-855-272-7837, depuis juin 2013.

Situé au 92, boulevard Saint-Raymond, bureau 304 Gatineau (secteur Hull)

819 771-6488

 

propos recueillis par Josué Jude Carrier

 

Portrait de Zoé B***

Ou l’artiste aux lunettes roses

Bénéficiaire des services de la Maison Réalité

Clac.  La double porte de l’Institut Pierre-Janet se referme sur la dernière hospitalisation de Zoé B*** dans l’aile de la schizophrénie.  Elle trouve dans la poche de son manteau, deux papiers chiffonnés : une prescription de son psychiatre et l’adresse de la Maison Réalité au 10, rue Jeanne d’Arc à Hull.

L’accueil est chaleureux et les professionnels au grand cœur qu’elle rencontre ont pour Zoé une attention particulière qui respecte sa personnalité, sa problématique et l’aident à rebâtir son estime de soi et sa confiance en elle qui ont été anéantis par les séjours répétés à l’hôpital.  Elle a besoin de suivi au quotidien, de retrouver son équilibre et puis de faire ses premiers pas dans le monde.

ZB : Je me sentais démunie face à la vie et la société, je ne voyais pas mes forces, et les intervenants et les résidents m’ont aidée dans les moments difficiles, à m’ouvrir aux beautés du cœur et de l’âme.  Ils m’ont aidé à reconstruire ma psyché ; bien sûr je devais y mettre du mien, être proactive dans ma guérison, dans mon évolution pour que cela fonctionne.  Ils ont été mes rehausseurs d’ego.

Nous étions au milieu des années 90, la zone de la maladie mentale était chargée de préjugés et de silences qui rendaient les gens mal à l’aise.  Mais grâce à la Maison Réalité et au Café Rendez-vous, Zoé réapprend à vivre en société ; toujours, elle se réfère à ces intervenants dans ses moments de crises, ses peines d’amour et aussi pour ses choix professionnels.

ZB : La Maison Réalité est un organisme inclusif au centre duquel on se sent partie intégrante de la communauté pour transformer notre quotidien, s’adapter à la réalité des autres tout en respectant ses besoins, ses dons, ses rêves.  J’ai remarqué que comme moi, souvent les gens souffrants de maladie mentale ont des talents latents et les intervenants nous aident à reconstruire nos espoirs en respectant notre rythme.

Les résultats positifs et tangibles que sont une carrière comme professeure de français et artiste reconnue, une vie amoureuse saine, une bonne gestion des médicaments sont venus au bout d’années de travail en collaboration avec les intervenants de la Maison Réalité qui ont fait confiance à Zoé.  Par exemple, ils l’ont fait participer et prendre la responsabilité d’ateliers d’écriture créative et d’expositions au Café Rendez-vous.  Maintenant Zoé est une auteure publiée qui fut même invitée au Festival international de poésie de Trois-Rivières et de Montréal.  Elle vit avec son amoureux, respecte son budget, suis une thérapie avec une travailleuse sociale et sourit à la vie.  Toutes les semaines, elle téléphone à la ligne de conseils et d’écoute que la Maison Réalité met à la disposition du public, question de baliser son réel, de se sentir en harmonie et fière de son parcours sans rechute.

ZB : Ce qui fait du bien, c’est que les intervenants nous aident à changer nos lunettes, à ajuster sur notre nez celles d’oser s’ouvrir à ses propres besoins et qualités et à ceux du monde qui nous entourent.  Ils sont des réparateurs d’esprit.

En me quittant, Zoé remet sur son nez ses lunettes de soleil roses, celles qui l’aident à affronter la réalité sur laquelle elle peint à sa manière, comme sur une toile, les beautés et aussi les angoisses qui l’habitent mais qui ne l’abîment plus comme avant, de ce temps révolu d’avant la Maison Réalité.

 

Propos recueillis par Josué Jude Carrier

 

Hélène Tessier

Coordonnatrice au programme hébergement

Et soutien dans la communauté pour la Maison Réalité

Se reconnecter avec la joie de vivre

 

Après quelques portraits, une constante se dessine, les intervenantes rencontrées utilisent les mêmes mots pour décrire les personnes qu’elles aident : « les gens souffrants de problèmes de santé mentale sont courageux, car on leur en demande beaucoup ; soit de s’accepter, de se reconnecter à la joie de vivre et de participer à une vie citoyenne. »  Je n’avais pas pensé à cela.  Et vous ?

Petit matin pluvieux.  J’arrive à la Maison Réalité sur la rue Jeanne-d’Arc dans le secteur Hull en même temps que l’un de leur pair aidant, un jeune homme costaud et sympathique qui, sous la barre des sourcils, a un regard bienveillant, sans vraiment sourire, il se présente.  Premier contact.  Je dois avouer qu’en descendant les escaliers, je me suis demandé de quoi il pouvait bien souffrir ? De la vie, sans doute.  Une vie avec des hauts et des bas trop nombreux.  Dans un autre lieu, je me serais intéressé à sa carrière professionnelle, je n’aurais jamais échafaudé un scénario où la lumière rouge du danger se serait allumée.  Il faut croire que j’ai encore bien des préjugés mais j’ai entrepris cette série de portraits sur le site Internet du ROCSMO pour justement démystifier ces idées préconçues sur ceux et celles qui sont aux prises avec le mal de vivre et d’être au quotidien.

Je rencontre maintenant Madame Hélène Tessier qui a un parcours atypique puisque suite à des études universitaires en éducation physique à Sherbrooke, elle est retournée au CÉGEP de l’Outaouais pour compléter une technique en éducation spécialisée en 2001-2002.  Élancée comme une majuscule, elle est généreuse dans ses explications, répond avec bonhomie à mes questions sur son travail.

 

JJC : Quelle est la mission de la Maison Réalité ?

HT : Nous offrons des services de soutien et de réadaptation psychosociale à des adultes qui ont un problème de santé mentale dans la région de l’Outaouais.

 

JJC : Quelles sont les principales qualités pour être un bon intervenant ?

HT : Il faut bien se connaître, être créatif, croire dans le potentiel des gens, avoir une bonne écoute, respectueux, un bon jugement, une bonne capacité d’analyse et être un bon motivateur, avoir le sens de l’humour, voir et faire voir les petites choses positives dans une situation difficile, et bien sûr être empathique.

 

JJC : Combien d’intervenants travaillent ici ?

HT : 25 personnes en tout dont : quatre au Café Rendez-vous, trois pour le soutien dans la communauté, cinq à l’hébergement, huit sur une liste d’appel et les autres à l’administration.

 

JJC : Quels sont les services que vous offrez ?

HT : Nos intervenants sont à l’écoute et aident les bénéficiaires avec le soutien dans la communauté ; nous suivons de 35 à 40 personnes de façon régulière.  Il y a aussi l’aide ponctuelle au téléphone, l’hébergement pour 9 personnes à la fois maximum pour une durée de 3 à 18 mois ; d’ailleurs en tout, nous hébergeons bon an/mal an 25 personnes.  Il y aussi le Café Rendez-vous qui est situé au 50, rue Montclair avec sa cuisine communautaire, ses aires de rencontre, ses ateliers, sa galerie d’art.

 

JJC : Quels sont vos projets ?

HT : Nous aurons une nouvelle programmation avec des ateliers mis en place par nos intervenants et qui répondent aux goûts et aux besoins de nos utilisateurs.  Nous voulons aussi trouver du financement pour embaucher un pair aidant qui sera rémunéré ; pour l’instant nous en avons deux qui sont bénévoles.  Voir à l’implantation et l’application de l’approche par les forces, le programme clef en main pour le logement et finaliser le site Internet.

 

JJC : Que tirez-vous de votre expérience à la Maison Réalité sur le point de vue humain ?

HT : J’ai eu un coup de cœur pour mon métier, aider les gens en santé mentale, des gens qui ont un réel courage car on leur en demande beaucoup.  Ils ont des talents, des forces, ici nous rencontrons des personnes qui veulent vraiment s’en sortir ; et bien que les intervenants ne les obligent pas à rentrer dans un cadre préétabli, à fonctionner selon un modèle rigide, on les aide plutôt à se découvrir.  La Maison Réalité est comme une famille accueillante et agréable pour tous.

La Maison Réalité est située au 10, rue Jeanne-d’Arc dans le secteur Hull.  On peut rejoindre ses intervenants au 819 776-1214.

 

Entrevue menée par Josué Jude Carrier

 

Marie et le goût du défi magique

Utilisatrice des services d’Inter-Section

 

Croyez-vous que la fierté et la confiance en soi peuvent se bâtir, se développer sans que rentre en ligne de compte les défis lancés par les pairs ; ces pairs qui voient notre plein potentiel bien avant nous ? Marie répondrait «non ».

Et voici pourquoi : il y a 8 ans, le déséquilibre, la misère affective, les chamboulements négatifs sont entrés chez elle ; elle a dû quitter son emploi bien rémunéré, son rôle actif au sein de la communauté, se libérer de liens malsains… mais il y a aussi 8 ans, elle s’est mise à fréquenter le Centre Inter-Section de Gatineau sur l’invitation d’amis, d’intérêt pour leurs programmes, de l’intervenante Julie.  Au début, elle ne se sentait pas à l’aise dans certaines activités qu’elle ne trouvait pas appropriée pour elle et son niveau de développement, mais peu à peu, avec son enthousiasme et son audace proverbiales, elle est devenue membre du groupe Juste pour nous, a donné de son temps et de son énergie pour les levées de fonds.  Plus elle s’impliquait, plus elle ressentait à nouveau la joie de vivre ; comme être nommée présidente puis élue comme représentante des utilisateurs sur le conseil d’administration du Centre Inter-Section.  Les titres honorifiques étaient lourds de nouvelles responsabilités, il lui a fallu diriger un groupe, décider d’activités, développer des qualités de leader qu’elle ne se connaissait pas.  Oui, elle a développé des forces, des initiatives, fait en sorte que tous aient la parole et encourager à son tour les membres de son groupe comme les intervenants, plus tôt, l’avaient fait avec elle.

Son expérience d’administratrice acquise dans sa vie précédente lui est fort utile, elle a des idées et n’a pas peur de les mettre en action ; son énergie et son enthousiasme sont communicatifs.  C’est une femme solaire, intelligente, avec une réelle force de caractère mais aussi pleine d’empathie pour ceux qu’elle côtoie.  Par exemple, elle a eu l’idée d’un cahier d’activités à glisser dans la trousse à remettre aux nouveaux bénéficiaires, elle voit aussi à la planification et organisation des voyages de plusieurs jours, aux demandes de subventions et accumule des formations offertes par les intervenants du Centre Inter-Section dans les locaux du SAJO (Service animation jeunesse de l’Outaouais).

Impliquée dans des rencontres pour programmer les activités, des conseils d’administration, le groupe Rétablissement qui lui tient à cœur, elle se sent à nouveau utile plus que dans sa vie d’avant, « sa vie active de travailleuse », pourtant c’est maintenant qu’elle est heureuse, qu’elle a de véritables amis et du temps qu’elle s’offre pour réaliser ses rêves, c’est même au Centre Inter-Section qu’elle a rencontré son nouvel amoureux, qu’elle a des possibilités d’évoluer et de grandir dans son cheminement.  Dernièrement, elle a été mandatée par le c.a. pour faire partie du comité de sélection pour les nouveaux locataires… un autre défi, d’autres responsabilités mais aussi et surtout la fierté de voir que les gens ont confiance en moi.  Elle raconte avec le sourire : « le Centre est magique, il m’a apporté la magie dans ma vie, ici j’ai brisé mon isolement, je fais des activités, car seule je n’aurais pas le budget nécessaire et en plus je suis appréciée de l’équipe d’intervenants, de la direction et des utilisateurs.  Ici, les outils sont à notre portée et je m’en sers. »

Marie en fréquentant le Centre Inter-Section est devenue une meilleure personne, dit-elle, et je ne la contredirai pas, elle a su développer ses atouts, ses forces grâce aux multiples rencontres avec les gens qu’elle a croisés ici.  Mais si je devais accorder une médaille de la magie, c’est à elle que je la remettrais pour son ouverture d’esprit, le fait de ne pas se juger, se mal juger au départ et d’avoir cru que son énergie alliée à celles des autres (direction, intervenants, utilisateurs) lui apporterait une sérénité et un épanouissement au quotidien.

 

Entrevue menée par Josué Jude Carrier

Le Centre Inter-Section est situé au 1232, boulevard Saint-René Ouest dans le secteur Gatineau et on peut rejoindre la direction au 819 568-4555.

 

Christyne Simard, directrice générale

du Centre Inter-Section

 

Pour vouloir remonter jusqu’à l’origine des racines généalogiques de Christyne Simard, il faut se munir d’une mappemonde et suivre la transcanadienne Ouest jusqu’à Montréal, et se servir d’un sablier géant pour que s’écoulent vingt années.

 

Ce sont des études en criminologie réussies à l’Université de Montréal qui la raprochent du comportement humain ; elle dissecte les âmes et sa fascination grandit pour les forces que recèle l’être humain.  La fameuse résilience.

 

Il y a donc 20 ans que Christyne est dans notre région et assisse sur le fauteuil de direction d’Inter-Section ; et quand on lui demande :

-Qu’est-ce qui vous motive dans votre emploi ?

Elle répond :

-Chaque matin, lorsque je vais travailler, j’ai l’impression que mon travail, au même titre que tout travailleur au Centre Inter-Section, a une portée positive dans la vie des gens.  J’ai besoin de savoir que mon emploi fait une différence dans le monde.  La motivation vient aussi évidemment des personnes qui fréquentent notre centre, des employés (je serai toujours surprise et ravie de leur dévotion), du soutien et de la vision des membres du conseil d’administration.  Je bénéficie d’une totale liberté au niveau du développement de projets et/ou de programmes (évidemment en respectant la mission du Centre Inter-Section) et ça, pour moi, ça n’a pas de prix !

 

-Quels sont vos défis au quotidien ?

-Avoir assez d’écoute et de créativité pour transformer les rêves des utilisateurs en réalité! Avoir assez d’ouverture pour apprendre chaque jour et réaffirmer haut et fort notre positionnement clinique du rétablissement et de l’approche par les forces à nos différents partenaires !

 

-Ce qui est gratifiant ?

-Je cherche ce qui n’est pas gratifiant et je ne trouve rien ! Tout est gratifiant dans presque tous les aspects de travail au Centre Inter-Section ! Travailler avec l’humain nous donne de « l’humanité »! Un simple merci est gratifiant.  Au début, lorsque les utilisateurs me disaient merci, je leur répondais que je ne fais que ma job… Avec les années, j’ai appris à apprécier et à accepter les mercis pour ce qu’ils sont : une appréciation très vraie de ce que pensent nos utilisateurs.

 

-Les buts et activités du Centre ?

-Notre mission est de favoriser la réadaptation et la réinsertion sociale de personnes aux prises avec un problème de santé mentale et d’apporter soutien aux endeuillés par suicide.  Cette belle mission s’articule autour de 5 programmes : le programme de mesures de soutien psychosocial (suivi individuel, soutien d’intensité variable) ; le programme de développement de l’employabilité; le programme de formation et d’activités ludique (faut aussi avoir du plaisir dans une vie équilibrée!) ; le programme Deuil Après Suicide et notre dernier né, le volet logements où 35 appartements (logement automone avec un minimum de soutien) sont disponibles.  Le Centre Inter-Section est aussi co-fondateur (et un des membres utilisateurs) de la coopérative de solidarité Inter-Envol spécialisée en numérisation électronique de documents et où travailleront des personnes ayant un problème de santé mentale.

 

-Quels sont vos projets pour le Centre ?

-Rien de moins que de transformer les rêves des utilisateurs en réalité ! Nous avons eu une année assez chargée :  le déménagement temporaire des activités du Centre Inter-Section, la supervision de la construction de l’édifice à logements, la rédaction de tous les documents associés à la sélection des futurs locataires et tous les documents reliés au bon fonctionnement du volet logements, la création de comités de sélection; la mise sur pied de la coopérative de solidarité Inter-Envol spécialisée en numérisation (en collaboration avec l’Envol SRT); l’arrivée de nos locataires…  Nous nous donnons une année pour vivre ces nouveautés avant d’entamer tout nouveau projet !

 

-Merci pour votre générosité et votre ouverture d’esprit Madame Christyne Simard.

 

Entrevue menée par Josué Jude Carrier

 

Le Centre Inter-Section est situé au 1232, boulevard Saint-René Ouest dans le secteur Gatineau et on peut rejoindre la direction au 819 568-4555.